Edito bien senti de Jean-Noêl Grandvillemin du SNUIPP dans le dernier numéro de fenêtre sur cours:
C ’est la crise, les temps sont durs et c’est sur le budget de l’état que des restrictions drastiques s’abattent, principalement sur les dépensesde personnels.
La carte scolaire pour la Guyane en subit lourdement les conséquences avec 3 postes accordés pour 1 200 élèves supplémentaires attendus à la prochaine rentrée.
Cependant, ces efforts ne semblent pas toucher le budget de fonctionnement du rectorat. En effet, un logement de fonction pour le recteur situé rue Mme Payet, ayant été acheté près de 500 000 € auxquels il a fallu ajouter au moins 150 000 € de travaux de rénovation reste vide alors qu’une villa à Rémire-Montjoly a été louée environ 2 500 € par mois
Puisqu’on n’est pas regardant sur les dépenses, un audit sur la communication à l’intérieur du rectorat a été commandé, audit facturé près de 20 000 € et dont la nécessité reste à démontrer.Le rectorat a été inauguré avec un faste qui a été très mal ressenti par des enseignants confrontés au quotidien avec le manque de matériel et de moyens. Bien sûr, ce ne sont pas les mêmes budgets mais le sentiment d’injustice est réel.
A côté de cela, il n’y a plus suffisamment de crédits pour relier à Internet les 3 dernières écoles du Maroni qui ne le sont pas ! Et de nombreux enseignants sont obligés de se déplacer dans le cadre de leur mission à leurs propres frais.
Si on nous demande des efforts en raison de la crise et au nom de la réduction des dépenses publiques, on s’aperçoit que cette crise n’affecte pas tout le monde de la même façon.
J-N G.

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